Les métiers de la santé au top du choix des bacheliers
Réputé peu touché par le chômage, le secteur de la santé séduit davantage que les classes préparatoires. Les filières industrielles ont, quant à elles, de moins en moins la cote. Tour d'horizon avant le début des épreuves du bac, demain
Depuis la mise en place du site national www. admission-postbac.fr (voir ci-dessous), la plupart des bacheliers savent dès à présent ce qu'ils feront l'année prochaine. Des formations post-bac choisies en fonction des envies, des vocations ou des débouchés.
Les métiers de la santé très demandés
Ils figurent parmi les plus demandés par les futurs bacheliers de section S, confirme Pierre Joassard, directeur du CIO (centre d'information et d'orientation) de Saint-Etienne Couriot, et sont même plus demandés que les classes préparatoires aux grandes écoles. Médecin, dentiste, kiné, sage-femme, infirmier, restent des métiers attractifs parce qu'épargnés par le chômage. L'ostéopathie intéresse aussi les futurs bacheliers, mais le coût des études (de l'ordre de 7 000 par an) freine les vocations.
L'université pour un plus grand nombre
C'est le débouché principal des élèves des sections L. On les retrouve en lettres, sciences humaines, sociologie, arts, mais les débouchés restent incertains. Beaucoup d'étudiants, qui allaient en faculté de lettres ou langues pour tenter le concours de professeur des écoles, seront confrontés désormais à des études plus longues (bac + 5) et un concours plus difficile. On retrouve aussi les bacs L et surtout ES en faculté de droit, économie et gestion.
L'industrie moins attractive
BTS et DUT sont appréciés des titulaires d'un bac technologique, mais les débouchés, une fois le diplôme en poche, sont moins importants qu'il y a quelques années. Les BTS et DUT dans les domaines industriels ont de moins en moins la cote auprès des jeunes. Ainsi les BTS de chaudronnerie, fonderie, et même forge (un seul en France, dans la région parisienne) ne font guère rêver les jeunes, alors qu'il existe des débouchés pour des personnes très qualifiées. Il existe quelques « niches » qui résistent à la crise, dans tout ce qui est lié à la santé, comme le textile médical.
Le balbutiement des métiers de l'environnement.
Ce sont de nouvelles filières très demandées par les jeunes. Dans la Loire, la Maison familiale rurale de Saint-Etienne propose un BTS dans le domaine de l'eau, et l'IUT un DUT en génie environnemental. Ce sont des formations nouvelles et on ne dispose pas de suffisamment de recul pour en évaluer les débouchés. On sait seulement qu'ils ne sont pas forcément locaux.
Le tourisme fait rêver
Les jeunes sont très attirés par le tourisme. Il existe un BTS, à Tézenas-du-Montcel. Mais attention, un diplôme dans le secteur du tourisme ne fait pas forcément voyager aux quatre coins de la planète; beaucoup de jobs sont proposés en agences de voyage.
Perspectives dans le commerce et la comptabilité
Les DUT et BTS de commerce font le plein et offrent aussi des perspectives. Les banques recrutent beaucoup avec ce type de formation. Les BTS technico-commercial sont prisés des entreprises. Le BTS de comptabilité offre des perspectives d'évolution, pour peu que l'on s'accroche. Avec quelques années supplémentaires et beaucoup de travail, on peut aller jusqu'à un diplôme d'expert-comptable.
Christine Colomb


