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08-07-2008 |
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Plus de 50% des salariés français souffrent fréquemment de troubles du sommeil dans la nuit du dimanche au lundi.
Paris, le 25 avril 2008 - Selon l'une des toutes dernières enquêtes menées par Monster au niveau mondial, plus de la moitié des salariés français - 52%- déclare souffrir toutes les semaines - 28%- ou assez fréquemment - 24%- de troubles du sommeil dans la nuit du dimanche au lundi, par appréhension de la semaine de travail à venir.
Même si les Français se situent légèrement en dessous de la moyenne mondiale - à 61%-, ces chiffres soulignent l'urgence de transposer en droit français l'accord européen* sur le stress au travail réalisé il y a plus de trois ans. Les partenaires sociaux français viennent ainsi de se réunir une première fois début avril autour du rapport remis au Ministère du Travail sur les « acteurs de risques psychosociaux au travail »**.
La phobie du lundi, un fléau mondial
Un fléau mondial qui touche plus de la moitié de la population française...
Même si c'est en Italie -49%-, en Espagne et en Norvège -50%-, suivis par le Danemark et la France -à 52%- que le stress de la nuit du dimanche au lundi est ressenti avec une importance moindre comparativement aux autres pays, elle touche tout de même la moitié de la population voire plus.
Les français, les norvégiens et les danois sont les moins nombreux -à 28%- à confier que cela leur arrive toutes les semaines.
Dans ces mêmes pays, plus de 20% déclarent en souffrir fréquemment, les français à 24% suivis de très près par les danois à 23% ou les norvégiens à 22%.
30% des français ressentent du stress en période de gros projets.
... qui épargne moins de 1 français sur 5...
Les salariés espagnols (36%), danois ou norvégiens (31%) semblent les plus sereins : dans ces trois pays, on observe en effet le taux le plus élevé de salariés déclarant ne jamais souffrir de troubles du sommeil liés au travail. Moins de 1 français sur 5 - 18%- déclarent pour leur part ne jamais subir de stress dans la nuit du dimanche au lundi.
... et qui frappe à plus de 70%, les Etats-Unis et l'Angleterre !
C'est aux États-Unis et en Angleterre suivi par la Hongrie que les salariés sont les plus nombreux à ressentir le stress du travail dans la nuit du dimanche au lundi de façon hebdomadaire ou fréquemment (respectivement à 72,6%, 72%, 71%)
et ce le plus régulièrement : respectivement 51%, 53% et 58% des salariés déclarent avoir chaque semaine un sommeil perturbé.
« Un manque constant de sommeil entrave non seulement les aptitudes de réflexion et d'action du salarié mais peut également l'entraîner dans un engrenage infernal, source de stress au travail, favorisant l'apparition de nouveaux troubles du sommeil plus préoccupants, telles que l'anxiété, la dépression voire d'autres symptômes plus extrêmes. Or, le stress au boulot représente un coût pour l'entreprise : le turnover, l'absentéisme ou les pertes de qualité découlant du stress représentent 3 % à 4 % du PIB des pays industrialisés, selon le Bureau international du travail. », déclare Bruno Brémond, Vice-président directeur général de Monster France et Europe du Sud.
« Quelques actions peuvent permettent de réduire le stress au travail à l'origine des problèmes de sommeil. Ci-dessous quelques conseils pour diminuer son stress au travail :
- Faire une activité sportive régulière
- Se concentrer sur les sources quotidiennes de satisfaction et faire une coupure entre vie professionnelle et vie privée en ne se laissant pas envahir par les problèmes d'ordre professionnel lorsque l'on se trouve dans la sphère privée.
- Faire une liste de tâches et d'actions. Qu'elle soit faite sur l'ordinateur ou sur un calepin à spirale, les listes de tâches permettent d'optimiser son temps et, in fine, de dormir plus sereinement.
- Faire un break
Par ailleurs, avec les milliers d'offres d'emploi proposées sur Monster.fr, nous désirons encourager les gens à trouver un poste qui leur apporte un maximum de satisfaction et corresponde à leurs aspirations personnelles », explique Bruno Brémond Vice président directeur général de Monster France et Europe du Sud.
Les résultats du sondage
Dans le cadre de son dernier baromètre mensuel, Monster a posé la question suivante à 24 224 salariés européens et américains, dont 1 578 français :
Le dimanche soir passez-vous une mauvaise nuit à l'idée d'aller travailler ?
Voici les principaux résultats de cette enquête:
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12-11-2007 |
Hiérarchiser les problèmes, dédramatiser, apprendre à se relaxer... Voici quelques conseils pour mieux résister au stress.Le stress résulte de l’interaction entre une personne et sa situation de travail. Il peut être traité de façon organisationnelle, on s'attaque alors à sa cause, et de façon personnelle, pour limiter l'emprise du stress sur soi, à court terme.Les méthodes de gestion individuelle du stress supposent que les émotions et le comportement humain sont influençables par l’information et la prise de conscience. Selon l'INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité), si une personne modifie son évaluation d’une situation jugée stressante et relativise son incapacité à y faire face, ses réactions biologiques s'en trouveront atténuées. Elles sont donc une aide précieuse lorsque le stress est déjà présent.
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Identifier la source du stress |
Le stress peut avoir une origine relationnelle ou organisationnelle. Si le plus souvent les victimes du stress se plaignent d'une charge de travail trop lourde, il peut être en fait la conséquence d'un manque de communication ou de reconnaissance de son travail. Il faudra donc effectuer un travail sur soi-même pour arriver à cerner l'origine du mal afin d'y remédier efficacement.
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Hiérarchiser les priorités |
Le sentiment de stress peut provenir d'une mauvaise organisation de son temps. Hiérarchiser, déléguer et programmer permet d'atténuer le stress face à une situation d'urgence. Lorsque plusieurs problèmes se présentent, il ne faut pas chercher à tout résoudre en même temps, cela ne fait que renforcer la sensation d'être débordé. Sans les mettre de côté ou les oublier, organiser les tâches par ordre de priorité et par degré d'importance permet d'être plus efficace et donc de limiter son stress.
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Eviter les raisonnements catastrophistes |
Ce qui compte, ce n'est pas l'événement mais l'idée qu'on s'en fait. Il faut savoir prendre du recul. Le docteur Légeron explique que "d'un point de vue comportemental, le stress provoque généralement le combat ou la fuite, c'est ce qu'a montré Henri Laborit dans ses expériences avec menées sur des rats dans le film "Mon Oncle d'Amérique" d'Alain Resnais. Pourtant, on peut aussi exprimer sa colère sans attaquer, en parlant calmement, sans brutalité." On évite ainsi les décharges d'émotions violentes, génératrice de stress. En établissant un contrôle volontaire des effets du stress sur soi, on peut élever son seuil de tolérance individuel. Quoi qu'il en soit, garder confiance en soi et en ses capacités, aborder les choses logiquement et calmement est le meilleur moyen de dénouer des situations complexes sans se mettre dans des états d'anxiété intense.
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Pratiquer les techniques de relaxation |
Elles peuvent être diverses : respiration contrôlée, yoga, méditation, sophrologie… Ces techniques visent à soulager les angoisses et les maladies psychosomatiques. On peut, par exemple, prendre l'habitude de faire un exercice de respiration abdominale pendant 5 à 10 minutes tous les jours. A un niveau plus avancé, des cours de méditation ou de sophrologie peuvent aider à extérioriser les tensions nerveuses. Plus simple mais très efficace chez certaines personnes, écouter quinze minutes d'une musique relaxante lors de la coupure de midi ou en rentrant chez soi après sa journée de travail. Il suffit alors de s'asseoir et ne rien faire d'autre qu'apprécier le morceau de musique.
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Adopter une bonne hygiène de vie |
Au jour le jour, on peut se prémunir contre le stress en adoptant une bonne hygiène de vie : faire du sport, bien manger, dormir suffisamment... De bonnes habitudes, qui, sur le long terme, renforceront vos défenses face au stress. Il est évidemment déconseillé de fumer ou de boire excessivement. Enfin, et c'est peut-être le plus important, le docteur Légeron conseille de cultiver les émotions positives en vivant de bons moments, en riant et en s'entourant socialement. Avoir des activités extérieures permet de partager son investissement émotionnel et donc de contrebalancer l'importance des événements générateurs de stress. Une remise en équilibre des enjeux toute bénéfique. Source : « Journal du Management »- Dossier « Stress »-Article de Aurélie Fardeau-5 Décembre 2006
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11-11-2007 |
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Article de Karin Reuter et Michel Savage, paru le 9 septembre 2007 sur le site
http://www.mieux-etre.org/interactif/article.php3?id_article=1815
Les premières recherches
Que sait-on du stress aujourd'hui ? En 1936, un médecin canadien, Hans Selye avait déjà découvert que le stress est un mécanisme d'adaptation non spécifique de l'organisme à son environnement pour se maintenir en équilibre. Qu'il s'agisse d'une blessure physique, d'une agression verbale ou d'un choc affectif, notre corps réagit toujours de la même façon suivant une séquence alerte - réaction - récupération, ce que le Dr Selye appelait le SGA - le Syndrome Général d'Adaptation.
Lorsque le stress est ponctuel, les surrénales secrètent de l'adrénaline qui va mobiliser le sucre stocké dans le foie pour contracter les muscles et stimuler l'apport d'oxygène au cerveau en accélérant le rythme cardiaque. Une fois la menace passée, les résidus de l'effort musculaire s'éliminent et le corps reconstitue ses réserves. Quand le stress devient chronique et que les réserves d'énergie s'épuisent, ce sont les hormones corticoïdes qui prennent le relais de l'adrénaline pour produire de nouvelles réserves de sucre à partir des protéines, mais au prix cette fois d'une chute du système immunitaire et de divers troubles secondaires. C'est une stratégie de survie de dernière chance. Si le phénomène persiste, l'organisme s'épuise, il n'arrive plus à faire surface et le cercle vicieux s'installe.
Toutes les applications en matière de stress depuis ces découvertes consistent à identifier son seuil de résistance au stress, à le respecter et le faire respecter. Tout l'art est donc de cerner ce qui nous fait réagir et de ne pas dépasser ses limites. Ce travail peut évidemment être accéléré ou facilité par la présence de quelqu'un aidant à digérer le stress : en l'occurrence, le plus souvent : faire le deuil, (se) pardonner, accepter l'inévitable, mobiliser ses ressources, boucler les situations inachevées.
Changer le regard
Que faire quand on n'a pas prise sur les facteurs ambiants de stress ou qu'on ne peut pas s'y soustraire ? Chacun sait que ce qui stresse les uns ne stresse pas forcément les autres ; pourquoi certaines personnes sont-elles sensibles aux maladies infectieuses, au bruit, à la foule, à l'agressivité ou n'importe quel autre facteur de stress et d'autre beaucoup moins ? Il y'a bien une question de terrain. Tout semble se passer comme si ce n'était pas la réalité qui nous stressait mais l'idée qu'on s'en fait. C'est l'impression de ne pas avoir prise sur soi ou sur son environnement qui nous met en difficulté.
Le terme « stress » lui-même est non spécifique et désigne aussi bien un facteur de stress que la réaction de notre organisme pour s'y adapter. Dans le monde animal, le stress reste un mécanisme purement biologique permettant aux individus de l'espèce d'attaquer, de fuir ou de faire le mort : trois grandes stratégies pour préserver leur survie.
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11-11-2007 |
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Article de CESTP-ARACT-PICARDIE
Le CESTP-ARACT dans le cadre de ses activités de conseil a pour mission d'apporter un appui aux entreprises qui le souhaitent sur des questions de santé au travail.
Les principaux enjeux de santé au travail - mise à jour 21/06/2005
Le travail peut avoir des effets bénéfiques mais aussi délétères pour la santé. Force est de constater que malgré les efforts conjoints des entreprises, des salariés, des partenaires sociaux et des acteurs de la santé au travail, les évolutions actuelles des conditions de travail engendrent des problèmes de santé et de sécurité. Notre expérience du terrain des entreprises, l'écoute des professionnels et l'analyse des données permettent de dessiner les grandes tendances d'évolution :
L'atteinte physique ne disparaît pas. Le corps est toujours mis à l'épreuve. Le nombre d'accident du travail reste à un niveau élevé. En région Nord Picardie selon les sources de la CRAM, on compte un accident du travail avec arrêt, toutes les 10 minutes, 1 accident du travail grave avec IP toutes les 2 heures. Les maladies professionnelles, en particulier les TMS, sont en hausse constante.
L'atteinte psychique se développe sous différentes formes (stress, violence, souffrance au travail). Selon une enquête conduite en 2004 pour le Ministère du travail, 38% des salariés estiment être exposés au stress qui constitue le risque le plus cité par les salariés. On observe une expression accrue de la souffrance psychique lorsque la personne n'a pas les moyens de faire face, que le travail perd son sens ou qu'il n'est pas reconnu. Cette souffrance peut prendre des voies somatiques.
Le cadre législatif, récemment renouvelé, vise à faire progresser la prise en charge, par les entreprises, de la prévention des risques professionnels. Ainsi, le chef d'entreprise a la responsabilité d'assurer la sécurité et la protection de la santé des travailleurs dans tous les aspects liés au travail. Les entreprises, incitées par la réglementation sur l'évaluation des risques professionnels ont engagé un mouvement vers une meilleure prise en compte des questions de santé et de sécurité au travail. Toutefois cette prise de conscience est encore partiellement diffusée.
Les volontés conjuguées des acteurs politiques et sociaux créent actuellement un contexte d'impulsion d'action sur ces problématiques. L'implication des partenaires sociaux, au travers de l'ORST de Picardie, vise à soutenir la mobilisation des entreprises. Le Plan Santé au Travail du Ministère fixe des priorités d'action. Les institutions de la prévention sont encouragées à optimiser leurs actions par une meilleure coordination. Le CESTP-ARACT s'inscrit dans cette nouvelle dynamique partenariale, parmi l'ensemble des institutions de la prévention.
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11-11-2007 |
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Lien vers la vidéo de la table ronde: "Stress au travail"
http://www.cfecgc.org/webtv/table_ronde_07-2007/trstress_300.html
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11-11-2007 |
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Etude de Philippe Davezies
Laboratoire de médecine du travail. Faculté de médecine Octobre 2003
Au cours des deux dernières décennies, les questions de santé mentale au travail sont devenues un sujet de préoccupations pour un nombre croissant de professionnels de santé. Cela ne signifie pas pour autant que ce phénomène soit aisément compréhensible et que nous disposions des modalités de prise en charge adaptées. Construire ces modalités implique d'analyser ce qui s'est passé et d'essayer d'entendre ce qui s'exprime à travers les termes de souffrance au travail, de stress professionnel, de harcèlement moral.
Pour tenter cette analyse, je vous propose de partir des acquis de la littérature scientifique internationale.
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11-11-2007 |
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Article paru dans "MobilitéMag", novembre 2007
J'ai très mal au travail, réalisé par Jean-Michel Carré, produit par les Films grain de sable et commandité par le ministère du Travail, vient de sortir en salle. S'appuyant sur des témoignages de salariés cadres et non cadres et des éclairages d'experts, ce film remarquable décrit et décrypte la souffrance de salariés dans les services ou dans l'industrie. Le constat y est sévère. Ainsi, Paul Ariès, politologue, explique comment le taylorisme, puis le fordisme ont laissé la place à un management « affectif » qui est tout aussi pervers, et comment on est passé d'une souffrance physique au travail à une souffrance psychique.
Un phénomène qui touche les États-Unis, où des chercheurs remettent également en cause certaines formes de management. « La pression [des] employeurs sur leurs salariés, auxquels ils demandent un accroissement permanent de leur productivité, risque bien de devenir un frein à l'amélioration des performances des entreprises américaines », affirme Stephen E. Humphrey, professeur à l'université de Floride, dans le Journal of Applied Psychology de septembre. Des études conduites par des universitaires du Michigan vont dans le même sens : travaillant dans des conditions de stress et ne se sentant pas suffisamment considérés, les salariés ont tendance à se désintéresser de leur tâche.
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11-11-2007 |
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Article paru dans "Le Quotidien", le mercredi 20 Juillet 2005
Le stress au travail, causé par une lourde charge de travail, par des contraintes de temps, par des exigences conflictuelles et par un manque de liberté de décision, est peut-être un facteur qui intervient dans la décision de prendre sa retraite, mais un facteur que l'on omet souvent.
En effet, même après une longue carrière, des travailleurs de certaines professions peuvent reporter leur retraite pour la simple raison qu'ils aiment leur travail (parce qu'ils réussissent à concilier les exigences de travail et la liberté de décision). Par contre, bon nombre de travailleurs stressés et insatisfaits de leur emploi peuvent penser que l'heure de la retraite ne sonnera jamais assez tôt, selon une nouvelle étude.
À partir de l'Enquête nationale sur la santé de la population, cette étude vise à vérifier si les travailleurs âgés de 45 à 57 ans en 1994 dont le niveau de stress au travail était élevé étaient plus susceptibles de prendre leur retraite que ceux qui ne ressentaient pas la même pression.
Cette étude montre que de 1996 à 2002, les travailleurs âgés occupant des emplois de gestion, professionnels ou techniques et qui subissaient un niveau élevé de stress au travail avaient beaucoup plus tendance à prendre une retraite précoce que ceux dont le stress au travail était moindre.
Par contre, le départ à la retraite des employés administratifs, des ventes et des services ainsi que des cols bleus n'avait aucun lien avec le stress au travail.
Comme les gestionnaires, les professionnels et les techniciens ont des niveaux de scolarité plus élevés, ils s'attendent peut-être à ce que leur emploi leur donne assez de latitude et leur fournisse l'occasion d'utiliser leurs compétences et leurs aptitudes professionnelles. De plus, parce que les gestionnaires, les professionnels et les techniciens ont généralement des revenus plus élevés et qu'ils sont plus susceptibles de bénéficier d'un régime de pension, il se peut que ceux d'entre eux qui occupent des emplois caractérisés par des niveaux de stress élevé hésitent moins à prendre leur retraite.
Enfin, les employés âgés pourraient être plus enclins à continuer de travailler si le stress au travail pouvait être allégé par la capacité de concilier les exigences professionnelles et la liberté de décision.
Définitions, source de données et méthodes : numéros d'enquête, y compris ceux des enquêtes connexes, 3236 et 3225.
L'article intitulé «Stress au travail et retraite» figure dans le numéro en ligne de juillet 2005 de L'emploi et le revenu en perspective, vol. 6, no 7 (75-001-XIF, 6 $ / 52 $) qui paraît aujourd'hui.
Pour plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Lahouaria Yssaad au (613) 951-0627 (
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), Division de l'analyse des enquêtes auprès des ménages et sur le travail.
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